Impôts locaux: l’Arlésienne de M. Destot

Samedi et dimanche, ce sont jours de rencontre et d’échanges sur les marchés, des Halles Ste Claires à l’Abbaye en passant par l’Estacade. Et cette fois ci, le sujet était tout choisi.

 

En mars dernier, juste avant les élections municipales, Michel Destot et son équipe avaient annoncé noir sur blanc et documents de communication à l’appui qu’ils n’augmenteraient pas les impôts entre 2008 et 2014.

 

Ce n’est pas 6 ans qu’il aura fallu attendre pour constater l’affront fait aux grenobloises et grenoblois, même pas 1 an, mais à peine 8 mois !

 

La majorité de M. Destot nous prépare une augmentation des impôts locaux de 9%.

 

Non contents d’avoir une des fiscalités les plus élevées de France, voilà qu’ils prévoient de relever de 9 points la taxe d’habitation et la taxe foncière, au mépris des engagements pris devant les électeurs et qui ont servi de base au contrat tacite entre le maire et les grenoblois.

 

L’objectif de la municipalité est de dégager 11 millions d’euros sur le budget à venir.

 

Nous pouvons convenir du besoin de finances d’une ville, nous pouvons même considérer la période économique difficile. Mais justement, et pour ces raisons, un budget plus rigoureux, voire rigoriste, serait souhaitable.

 

Ce n’est malheureusement pas l’habitude d’une majorité aussi dépensière que peu scrupuleuse à l’égard de son train de vie et de représentation.

 

Ainsi, les frais de cérémonies, de représentations et de publications sont passés de 5 200 000 € pour 2007 à plus de 8 000 000 pour 2008.

 

Ou encore, après avoir promis le désendettement de la ville, la majorité de M. Destot a décidé l’augmentation de cette dette cet été.

 

Le premier adjoint chargé des finances le reconnait lui même, la ville a fait le choix de maintenir un niveau important d’investissement (!) et de ne pas réduire le personnel communal, c’est pour cela que la pression fiscale sera plus forte en 2009.

 

Il est certain que l’inflation de cadres communaux au détriment du personnel de terrain ces dernières années n’est pas faite pour économiser.

 

Tout comme faire venir de la neige de nos montagnes les plus proches pour 3 jours, ce qui coûte, au final, 1 800 000 d’euros, dont 400 000 à la charge de la ville.

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