La vérité sur les finances locales

Au cours de ces dernières années, la municipalité Destot a réussi le tour de force de cumuler une baisse des charges de la Ville, une augmentation des recettes fiscales, une fiscalité élevée et une dette considérable, au profit des dépenses de fonctionnement (notamment l’emploi de plus de 300 cadres à la mairie en 13 ans) et au détriment grave des dépenses d’investissement (projet d’équipement, de crèches…) avec, selon le magazine "Capital" (numéro de février 2008), une baisse de 53,08% de ces dernières entre 2001 et 2006.

 

Déjà, il y a 2 ans, Henri Baile attirait l’attention sur les finances municipales.

L’année dernière, il soulevait l’épineux problème des jeux budgétaires entre comptes principaux et comptes annexes permettant d’atténuer certaines dérives financières de la ville, avec une étude plus approfondie en homme compétent et haut fonctionnaire qu’il est, connaissant parfaitement les mécanismes des comptes d’une ville.

 

Mais voilà, malgré la véracité de ces propos, ces observations ont été reçues comme venant d’un opposant politique et donc écartées par une fin de non-recevoir par le Maire et son conseil.

Quelle aubaine de pouvoir éviter de se justifier par une telle excuse !

 

C’était sans compter les périodiques financiers (*) qui ont fait leur travail d’investigation avant les élections et comparé les finances des différentes grandes villes.

Et bien, croyez moi ou pas, mais bizarremment, Grenoble se fait épingler !

 

Que nous disent ces études:

 

Grenoble a une fiscalité élevée et une dette trop lourde.

 

Quelques chiffres sur l’évolution de 2001 à 2006:

 

Endettement / habitant: 2 587 euros (+ 11,32%)

Dépenses de fonctionnement / habitant: 2 293 euros (+ 26,97%)

Dépenses d’investissement / habitant: 533 euros (- 53,08%)

Taux du foncier bâti / habitant: 379 euros (+ 12,46%)

Taxe foncière en 2006: 33,70%, la plus élevée des grandes villes de France

 

Situation financière de la Ville vue par ces périodiques:

 

- Mauvaise ("Capital", février 2008)

- Doit mieux faire ("Challenges", 21 février 2008)

 

Monsieur Destot se défend d’un tel bilan en indiquant que les journalistes se sont trompés dans les chiffres… Nul doute qu’ils apprécieront le jugement !

A croire que tout le monde, et non des moindres en terme de compétences, se trompe…

 

Ces chiffres seraient ceux de la ville ET de la Métro.

 

Mais dîtes moi, qui finance en partie la Métro ? La Ville

Qui profite des grands travaux dont la maîtrise d’oeuvre est dévolue à la Métro ? La Ville

 

Monsieur Destot se défend de tout cela mais n’oublie pas de rabâcher dans son bilan les infrastructures amenées par la Métro.

L’amalgame ne le gêne plus en l’occurrence…

 

Cela suffit de mener tout le monde en bateau avec ce déni d’information sous prétexte que le Maire ne se trompe pas sur les chiffres.

 

Monsieur Destot, tous les grenoblois ne sont pas experts-comptables, mais le Maire doit être comptable des deniers des grenoblois.

 

(*) Chiffres extraits des journaux "Challenges" et "Capital"

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