14 février 2010

ELECTIONS REGIONALES


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Cher(e)s Ami(e)s,

 

Dans le cadre des Elections Régionales nous organisons, tous les samedi matin à 8 h 30 au siège de l’UMP 38, une réunion de l’équipe de campagne de l’agglomération grenobloise.

 

Avec Sylvie PELLAT-FINET, Marie-Christine TARDY et Catherine BOLZE nous invitons ceux qui souhaitent s’investir à nous rejoindre.

 

Nous avons besoin  de la compétence et de l’énergie de tous pour défendre les idées de notre famille politique.

 

Avec toute mon amitié.

 

Fabien de Sans Nicolas

 

Président du Groupe "UMP - Majorité Présidentielle - Société Civile" - opposition Municipale de Grenoble 

Secrétaire National UMP

Secrétaire Départemental adjoint UMP 38

 



16 décembre 2009

Vote du budget primitif 2010




15 décembre 2009

CONSEIL MUNICIPAL DU 14 DECEMBRE 2009


 
Intervention présentée par
 
Fabien DE SANS NICOLAS
 
Conseiller Municipal
Président du Groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers Droite et Société Civile
 
 
 
Monsieur le Maire, chers collègues,
 
Lors du débat d’orientations budgétaires, j’avais déjà été dans l’obligation de relever le caractère peu consistant des documents qui nous avaient été adressés. J’avais notamment regretté l’absence de toute perspective de moyen-long termes concernant la politique fiscale et la politique de financement des investissements.
 
Aujourd’hui, je ne peux que renouveler mes critiques. Alors que vous présidez l’association des grandes villes de France, la présentation des documents budgétaires dont nous disposons ne souffre pas la comparaison avec ceux mis à disposition des conseillers municipaux dans la plupart des autres grandes villes. N’aurait-il pas été de bonne politique de transparence que de fournir en accompagnement avec les documents une notice d’explication relative à l’évolution des principaux postes beaucoup plus détaillée que celle transmise?
 
Certes, une fois encore, les obligations légales sont respectées. Mais, après mes remarques exprimées au débat d’orientations budgétaires, je n’ai plus de doutes. Cette parcimonie des informations qui nous sont données ne peut être interprétée que comme une volonté manifeste de masquer votre absence de vision concernant l’avenir de Grenoble et son agglomération.
 
Cette présentation à minima doit aussi éviter que votre gestion, résultat de plus de deux mandats - soit 14ans et demi de responsabilités - puisse être comparée avec celle des villes de taille comparable. L’absence de renseignement exhaustif du tableau relatif aux informations générales cherche à faire oublier :
 
-         que la pression fiscale qui pèse sur les ménages demeure toujours beaucoup plus élevée à Grenoble que dans les villes de même strate,
-         que la dette par habitant demeure aussi beaucoup plus élevée pour chaque grenoblois que pour ses compatriotes habitant des villes de taille comparable,
 
Ces deux réalités doivent être rappelées alors que vous êtes en situation de responsabilité depuis près de 15 ans.
 
Votre volonté est clairement de réduire ce débat à sa plus simple expression, et ce afin de pouvoir lancer votre habituel battage médiatique et de communication.
 
Mais cela ne se fera pas sans que soit rappelées certaines vérités fondamentales.
 
Il faut tout d’abord rappeler quelques vérités concernant le contexte dans lequel vous avez dû préparer ce budget.
 
Le budget de la Ville de Grenoble est bien entendu influencé par des paramètres extérieurs. Tous ne peuvent être maîtrisés. Mais, contrairement à ce que pourrait laisser croire votre complainte permanente, notre environnement économique et financier ne justifie pas votre fatalisme et votre inaction.
 
Plusieurs éléments qui influencent nos finances revêtent un caractère positif. Je souhaite en rappeler quelques uns.
 
-         L’inflation est très faible et donc les prix de beaucoup des matières premières, des produits et des services achetés par la collectivité sont demeurés presque identiques, voire plus bas, que ceux de l’an dernier. Et si les coûts de certaines matières premières ont tendance à augmenter, la réalité est que beaucoup des achats actuels s’effectuent sur la base des coûts antérieurs de constitution des stocks.
 
-         Les coûts de l’énergie sont demeurés raisonnables sous l’effet de l’absence de tensions sur les marchés en raison de la baisse de la demande. De plus, les températures clémentes ont favorisé une consommation modérée.
 
-         Les taux d’intérêts sont exceptionnellement bas. Est-il besoin de souligner combien cette situation favorise la gestion de notre dette dont les charges financières sont en baisse de près de 3 millions d’euros?
 
-         Les dotations et autres transferts de l’Etat ont été globalement maintenus à leurs niveaux antérieurs alors que votre discours, servant déjà de justification à la folle augmentation des impôts de 2009, veut faire croire à un effondrement de cette recette.
 
-         L’accroissement de la compétition entre les entreprises du BTP et la réforme du Code des marchés publics ont entraîné une baisse générale du montant des offres des entreprises qui ne peut que favoriser nos dépenses d’investissement.
 
-         Enfin, l’augmentation des bases fiscales, qui résulte du relatif dynamisme de l’économie française comparé à la situation de beaucoup de nos voisins européens, se traduit par une rentrée supplémentaire de 3 millions € dans le budget de la Ville.
 
 
Il faut aussi rappeler quelques vérités concernant la réforme territoriale.
 
Etes-vous opposé à la maîtrise des dépenses de l’Etat ? Vos arguments sont plus que contradictoires. En rappelant justement le besoin de réduire le déficit public tout en critiquant les mesures qui y participent, vous faites éclater au grand jour l’hypocrisie de vos prises de position dictées par la seule motivation politicienne !
 
Hier tout le monde critiquait l’enchevêtrement des compétences, tout le monde regrettait la pratique des financements croisés et tout le monde dénonçait l’illisibilité des actions de chaque collectivité. Aujourd’hui, alors qu’un gouvernement courageux engage enfin des réformes, on voit bien où sont les conservateurs qui se satisfont de la situation. A tous les maux dont souffrent les collectivités territoriales, ceux là ont une réponse, l’augmentation des impôts ! Les grenoblois sont bien placés pour le savoir et le regretter.
 
Et concernant la réforme de la taxe professionnelle, il est grand temps de cesser de dire des bêtises.
 
Premièrement, l’allégement fiscal décidé ne peut avoir qu’un impact positif sur la compétitivité des entreprises et donc sur l’emploi. C’est d’ailleurs sa raison d’être. Grenoble qui compte tant de jeunes entreprises dynamiques mais fragiles car présentes sur des secteurs hyper compétitifs n’aura qu’à se féliciter de ce ballon d’oxygène donné à ses entrepreneurs.
 
Deuxièmement, concernant l’impact de cette réforme sur l’autonomie fiscale des collectivités, rappelons quelques chiffres.
 
En Allemagne, 40% des recettes des collectivités territoriales sont des dotations et subventions. Au Pays-Bas, ce chiffre est de 56%. En Italie, de 47%. En Espagne, de 42%. Au Royaume Uni, de 49%.
 
En France, il est aujourd’hui de 34%.
 
Alors je vous pose la question. Les « landers » allemands, les « régione » italiennes, les « comunidades » espagnoles sont-elles des collectivités territoriales faibles et en détresse ? Bien sûr que non ! Elles sont mêmes plus puissantes que les collectivités françaises.
 
Par ailleurs, à ma demande de disposer d’une vision prospective de nos finances, Monsieur SAFAR a répondu avec mépris lors du débat d’orientations budgétaires qu’il n’était pas Mme IRMA. A cela je souhaite simplement répondre :
 
-         premièrement, que la réforme territoriale, qui d’ailleurs ne bouleversera pas les compétences des villes de la taille de Grenoble, n’interdit pas de réfléchir à l’avenir.
 
-         deuxièmement, que les électeurs non plus ne sont pas des Madame IRMA, la brutale augmentation des impôts décidée en 2009 au mépris des promesses électorales les a tous surpris, croyez le bien. Chat échaudé craint l’eau froide c’est pourquoi nous aimerions connaitre vos intentions pour l’avenir.
 
-         troisièmement, dans la mesure où beaucoup d’autres villes organisent des débats d’orientations budgétaires sur la base de plusieurs scénarii prospectifs je l’invite à se renseigner auprès de ses collègues des grandes villes. Pour trouver leur numéro de téléphone il n’aura pas besoin de consulter une voyante, leurs coordonnées sont dans l’annuaire.
 
Il faut enfin rappeler quelques vérités concernant le rôle de Grenoble comme Ville centre
 
C’est bien ici que le bât blesse. Et si la situation est inquiétante, l’Etat n’est aucunement responsable. Non, cher Monsieur le Maire, le problème vient de vos amis.
 
Alors que vous vilipendez l’Etat à chaque séance, il est aujourd’hui clair combien grâce au versement anticipé du FCTVA d’une part et d’autre part au produit des amendes de Police vous avez disposé l’an dernier et vous continuez à disposer cette année, des marges de manœuvre nécessaires pour augmenter le niveau d’investissement. D’ailleurs, au passage, quand on compare le montant des dépenses nouvelles inscrites en investissement cette année avec celui du budget communication parti en fumée à l’occasion de la candidature aux JO on comprend combien l’effort est relatif.
 
J’ajouterai que le diagramme de la page 18 souligne combien les efforts consentis cette année ne font que rattraper partiellement le retard pris de 2001 à 2005. De plus, sachant que le taux d’exécution des opérations d’investissement n’est jamais égal à 100%, le chiffre que nous constaterons en dépense au compte administratif sera assurément inférieur à la somme inscrite aujourd’hui.
 
La lecture des documents permet surtout de constater que vous estimez à la baisse toutes les participations des autres collectivités territoriales. S’agissant de recettes espérées, permettez moi de vous dire que pour ma part je les espère plus fiables que celles que vous nous annonciez dans le cadre du financement de la candidature aux J.O.
 
Cette tendance est d’autant plus inquiétante que parallèlement on constate que la part des ressources propres inscrites au budget principal équivalait l’an dernier à peine au remboursement du capital. La situation se redresse un peu cette année sous l’effet de la hausse d’impôt mais combien de temps va durer cette bouffée d’oxygène alors que des mises aux normes importantes devront tôt ou tard être réalisées sur le patrimoine municipal, mobilisant ainsi d’importantes sommes?
 
Les effets négatifs de cette tendance se lisent aussi dans l’évolution du ratio dénommé « Effort et niveau d’équipement ». A sa lecture, on constate qu’en dépit de la forte augmentation d’impôt subie par les grenoblois en 2009 l’effort d’équipement prévu en 2010 ne fait que retrouver le niveau de 2006, année où les revenus fiscaux étaient sensiblement moindres, c’est-à-dire inférieurs de plus de 20 millions d’euros.
 
 
Ces vérités étant rappelées, je souhaite maintenant insister sur quelques  enjeux auxquels est confrontée notre ville.
 
-         Quel sera l’impact des investissements réalisés en cours de mandat sur le niveau des dépenses de fonctionnement  alors qu’on constate déjà une augmentation sensible du poids des dépenses de personnel et sachant que ce poste est bien peu élastique à la baisse?
 
-         Quel sera l’impact sur le montant des dépenses d’investissement des obligations légales à remplir concernant la mise aux normes des bâtiments publics et assimilés en matière de sécurité, d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et de consommations énergétiques ?
 
-         Comment évoluera la valeur du patrimoine municipal ?
 
-         Quel sera l’impact sur nos marges de manœuvres de la réduction prévisible des financements extérieurs ?
 
Afin de répondre à ces questions il est urgent d’engager notre municipalité sur la voie de la modernisation.
 
-         Nous devons être en mesure de créer une vision partagée du devenir de notre commune. Cela veut dire être capables de définir une politique municipale cohérente et ambitieuse répondant aux attentes et aux besoins des habitants et des entreprises. La vision budgétaire annuelle sur laquelle vous fondez votre action se traduit par une priorité donnée aux résultats de court terme plutôt qu’à une réflexion sérieuse sur les effets bénéfiques que doit produire l’action municipale pour la vie quotidienne de chacun.
 
-         Nous devons clarifier nos relations avec les autres collectivités territoriales, et notamment, comme énoncé précédemment, faire mieux prendre en compte nos charges de centralité. Malheureusement, faute de savoir nous mêmes où nous allons nous avons beaucoup de peine à convaincre nos partenaires de nous accompagner sur le chemin que nous avons choisi.
 
-         Nous devons mettre en œuvre une politique d’investissement fondée sur une approche pluriannuelle. Cela veut dire non seulement connaitre la dépense à inscrire sur notre budget principal mais aussi mieux appréhender les évolutions des budgets annexes. Il s’agit aussi de connaitre dès à présent l’impact des investissements en termes de dépenses de fonctionnement annuelles lorsque les équipements réalisés fonctionneront à plein régime.
 
-         Nous devons moderniser notre administration. Je vous propose par exemple de créer une commission patrimoine chargée d’analyser les projets de cession des biens immobiliers municipaux. Nous pourrions ainsi mettre en œuvre une politique plus active de gestion de notre patrimoine.
 
-         Il est aussi temps de mettre en chantier une vraie réflexion sur les grilles tarifaires des services publics, mieux appréhender leurs coûts de fonctionnement et leurs conditions de financement sur le long terme car il n’est pas sain de devoir verser année après année des subventions exceptionnelles aux budgets annexes et aux régies.
 
-         Nous devons évoluer, comme toutes les grandes villes, vers  un plus grand recours à ce que j’appellerai l’économie mixte. Renforcer le partenariat du secteur public et du secteur privé nous permettrait d’alléger la charge d’investissement mais aussi d’alléger les frais de gestion car les charges de personnel ne sont pas identiques selon que le statut est public ou privé. Et ne me dites pas que c’est là une politique de droite puisque toutes les grandes villes gérées par vos amis de gauche y ont recours.
 
-         Nous devons intégrer la dimension développement durable dans notre politique. A aucun moment votre document ne fait mention de cette priorité alors que cette question est au cœur des préoccupations des grenoblois.  Tout l’argent qui n’est pas investi aujourd’hui dans les économies d’énergie et la préservation de l’environnement sera à payer plus tard en termes de détérioration de la qualité de vie et donc d’attractivité de notre territoire.
 
-         Enfin, en période de crise nous devons montrer l’exemple de la sobriété et là je dois dire que la lecture des documents budgétaires ne permet absolument pas de conclure à la sagesse de vos décisions en la matière.
 
Si j’exclus les années 2008/2009 et leurs dépenses particulières liées à la candidature aux J.O et si je compare les chiffres réalisés au Compte administratif 2007 avec ceux inscrits dans ce Budget primitif 2010 en ce qui concerne les fonctions « Fêtes et cérémonies », « Annonces et insertions », « Publications », « Catalogues et imprimés » et « Voyages et déplacements », les chiffres de cette année sont largement supérieurs ou au moins égaux à ce qu’ils étaient il y a deux ans !
 
Poste
Compte administratif 2007
Budget prévisionnel 2010
« Fêtes et cérémonies »
1 275 433
1 360 987
« Annonces et insertions »
305 955
442 130
« Publications »
59 065
59 601
« Catalogues et imprimés »
174 517
390 378
« Voyages et déplacements »
128 224
183 057
 
 Conclusion : aucun réel effort n’a été réalisé pour réduire les dépenses qui participent à la communication de votre action. En 2010, vous entendez dépenser 492 959 euros de plus qu’il y deux ans pour chanter votre gloire.
 
Les axes de travail que je viens de développer doivent nous éviter les pratiques actuelles qui se caractérisent à l’image de l’augmentation brutale des impôts de 2009, de la candidature avortée aux Jeux Olympiques, des travaux tardifs à réaliser sur le site d’Alpexpo ou de la non maîtrise des dépenses de la Rocade Nord par des à-coups de nos finances.
 
Ils doivent nous éviter de renouveler les errements constatés lors des années 2008 et 2009 au cours desquelles, nous avons été amenés à constater l’absence de projet durable pour Grenoble.
 
Dans la mesure où le projet de Budget primitif doit être élaboré avec sincérité et dans la mesure où je ne doute pas de la sincérité de vos intentions, je ressens beaucoup d’inquiétude à constater votre inaptitude à formaliser une vision pluriannuelle de votre action. Et ce, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire lors du débat d’orientations budgétaires, alors que la brutale augmentation des impôts en début de mandat ne pouvait se justifier que par la présentation d’un plan de mandature.
 
Décidemment, ce troisième mandat semble marqué par un essoufflement. Ce troisième mandat ne serait-il pas le mandat de trop ?
 


25 novembre 2009

CONSEIL MUNICIPAL DU 23 NOVEMBRE 2009


 

Intervention présentée par
 
Fabien DE SANS NICOLAS
Conseiller Municipal
Président du Groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers Droite et Société Civile
 
 
 
 
Monsieur le Maire, chers collègues
 
Je souhaite aborder ce débat dans un esprit solennel et constructif. Le contexte de crise économique et sociale auquel fait face notre pays et notre ville nécessite que nous soyons capables d’analyser la situation avec courage. Cette séance aurait du permettre que nous puissions débattre ensemble de l’avenir de notre ville.
 
Or, je tiens d’emblée à souligner un véritable problème de méthode concernant notre débat. Le législateur a exprimé sa volonté de faire de ce débat un acte substantiel de la vie de la collectivité. Il devrait permettre d’informer les élus, et plus largement la population, sur la situation financière et économique de la collectivité dans une perspective de moyen terme.
 
Malheureusement, la documentation qui nous a été adressée relève beaucoup plus du respect à minima du formalisme administratif que de l’acte d’engagement politique clair. Notre administration, dont la compétence ne peut être remise en cause, était parfaitement en mesure de proposer divers scénarios d’évolution pluriannuelle comme cela se fait dans beaucoup d’autres grandes villes.
 
Je m’interroge donc sur la nature des éléments en notre possession. Comment l’expliquer ? Résulte-t-elle du manque d’ambition qui caractérise votre gestion depuis plusieurs années ? Traduit-elle votre peu d’intérêt pour la bonne information de cette assemblée sur la réalité d’une situation financière et budgétaire qui n’est pas aussi simple qu’exposée dans le document ? La réponse est certainement dans le cumul de ces deux motifs.
 
Je rappelle que ce débat n’a d’intérêt que si deux conditions sont réunies :
 
Première condition, pour le contribuable qui finance les dépenses de la collectivité, le réalisme de la photographie de la situation financière de la Ville qu’on lui présente exige que soient prises en compte toutes les données de notre environnement institutionnel et financier.
 
Cela veut dire connaitre précisément l’état et les perspectives des comptes des organismes satellites et des délégataires.
Cela veut dire connaitre la réalité des risques encourus par la garantie des emprunts accordés à des tiers.
Et cela veut dire connaitre les intentions de nos partenaires financiers locaux, c’est-à-dire la Métro, la Région et le Département, toutes collectivités aux mains de vous-même et de vos amis politiques. Cela est d’autant plus important que Grenoble bénéficie historiquement d’un niveau élevé des subventions d’équipements versées par des tiers. Sans ces aides nos capacités d’investissements d’ores et déjà limitées seraient réduites à presque rien. D’où l’importance de déterminer de vraies priorités et de maîtriser les coûts des programmes.
 
Rappelons aussi, pour ne parler que de la Métro, par exemple, l’impact durable sur le pouvoir d’achat des ménages qu’aura la création de la taxe additionnelle et l’augmentation du taux de la TEOM décidées par la Métro.
Rappelons aussi que la création de TOEM à la Métro n’a pas été compensée par une baisse de la fiscalité communale alors que par ailleurs la Métro va augmenter son attribution de compensation à la Ville.
Rappelons enfin que la présentation qui est faite du désendettement de la Ville oublie d’expliquer que le fardeau a été transmis à la Métro et que le contribuable est le même alors que le niveau d’endettement à la Métro devient très inquiétant.
 
Deuxième condition, sauf à considérer que la gestion communale consiste à subir, il faut affirmer une stratégie globale de développement local dont le budget est la traduction financière.
 
Malheureusement, les seules données relatives aux grands équilibres et aux principaux postes du budget dont nous disposons sont rétrospectives et non prospectives.
 
Nous espérions ainsi à l’occasion de ce débat prendre connaissance de votre vision sur l’évolution générale du budget, c’est à dire concernant ses grandes masses et ses soldes, sur les cinq prochaines années. Cette absence de vision à long terme est inquiétante surtout quand on se rappelle que malgré vos promesses électorales de maire sortant vous avez opéré une volte face sur la fiscalité en 2009 ou que viennent à l’esprit les approximations budgétaires relatives à la candidature aux J.O.
 
Ces épisodes passés renforcent les interrogations légitimes que nous avons sur le besoin réel de financement de notre budget sur les cinq prochaines années alors que la charge qui pèse sur le contribuable d’une part et d’autre part notre niveau d’endettement demeurent beaucoup plus élevés que ceux des villes de taille comparables.
 
Ainsi, malheureusement, l’absence de consolidation et de synthèse de l’information qui nous est transmise au gré des séances de ce conseil ou les oublis intentionnels faits dans la description de ce qui attend à terme le contribuable occultent toute vue d’ensemble de la réalité.
 
Comment expliquer le paradoxe qui consiste à déclarer solide la situation financière de la ville et par ailleurs à augmenter les impôts de 9%. Cette augmentation des taux de plus de 9 % que les grenoblois vont ressentir sur leur feuille d’impôt cette année et les années à venir ne vous apparait-elle pas inopportune en terme cyclique par rapport au contexte de crise ? Ne comprenez vous toujours pas que ses effets directs sur les ménages dont la consommation constitue le principal moteur de la croissance viennent en partie annuler les efforts consentis en matière d’investissement ?
 
Plutôt que de motiver votre incapacité à développer une vision d’avenir pour Grenoble en critiquant les réformes indispensables proposées par le Gouvernement, reconnaissez que malheureusement l’avenir de Grenoble dépend en grande partie du bon vouloir et des décisions de vos amis à la tête de la Métro, du Département et de la Région.
 
L’inévitable remise à plat des relations financières entre la Métro et la Ville, et au-delà avec la Région et le Département, s’annonce difficile tant vos amis semblent assez mal disposés à l’égard de notre ville qui pourtant assure de lourdes charges de centralité. Les conséquences de la réforme de la TP et du réaménagement des compétences territoriales ne doivent pas être un motif d’immobilisme.
 
Quant à l’Etat il est un bouc émissaire trop facile. Et votre présentation, comme celle de tous vos collègues maires d’opposition oublie de rappeler que Grenoble peut singulièrement se féliciter de l’aide de l’Etat. La possibilité donnée aux collectivités de compensation anticipée du FCTVA (+5,5 M€) et le surplus de reversement des amendes de Police (+1M€) vous sont bien utiles. Le soutien apporté aux projets des collectivités dans le domaine du développement durable et de l’université avec le plan campus et GIANT sont aussi des aides et des mesures très précieuses pour Grenoble.
 
L’annonce par le Premier ministre au Congrès des maires d’une indexation sur l’inflation des dotations de l’État reversées aux communes, du prolongement en 2010 du remboursement anticipé de la TVA et de la création d’un fonds d’investissement pour les économies d’énergie démontrent combien l’Etat n’entend pas se désengager de son soutien aux collectivités territoriales.
 
En retour, il est par ailleurs légitime qu’en période de crise les collectivités territoriales accompagnent les efforts de l’Etat en matière de réforme des finances publiques et de maitrise de la nature de ces dépenses. Il faut privilégier ceux des postes budgétaires qui concourent au soutient de l’activité économique, au maintien du pouvoir d’achat des ménages et au renfort de la compétitivité des entreprises.
 
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la France est l’un des pays de l’Union européenne où la croissance demeure la plus élevée. C’est là le résultat de la politique gouvernementale.
 
Je résume ce qui vient à l’esprit après lecture du document : premièrement, je ne suis pas responsable de la situation ; deuxièmement, je ne comprends pas comment elle peut évoluer ; et troisièmement, de toute façon je ne sais pas trop quoi faire.
 
Vous souhaitez faire de ce débat une tribune contre la politique gouvernementale. Vous cherchez à transformer ce qui devrait être une réflexion commune sur l’avenir de notre ville en de stériles échanges politiciens. Nous ne nous laisserons pas entrainer dans cette voie. Au contraire, je vous invite à prendre un peu de hauteur et à répondre aux légitimes préoccupations et attentes de nos concitoyens qu’ils soient salariés, chefs d’entreprises, mères isolées, artisans ou retraités.
 
Or, rien dans le document ne nous éclaire sur votre stratégie fiscale pour les cinq prochaines années. Ce qui ne manque pas de nous inquiéter.
 
En conséquence, je souhaite donc vous poser quelques questions simples qui, faute de réponse détaillée, appellent au moins de votre part des réponses claires :
 
-         pourquoi, après avoir justifiée une très forte augmentation des impôts en début de mandat, n’êtes vous pas en mesure de nous présenter un vrai projet de mandat assis sur une vision claire et pluriannuelle des finances communales ?
 
-         quelles sont vos intentions en termes d’évolution des principaux postes et soldes de notre budget, notamment concernant les dépenses de personnel, les subventions de fonctionnement et l’entretien du patrimoine?
 
-         quelle évolution du besoin de financement envisagez vous au-delà de 2010 dans la mesure où vous soulever justement le recentrage de la Région et du Département sur leurs compétences respectives ?
 
Le vote du budget 2010 nous donnera l’occasion dans quelques semaines de débattre de vos choix et de proposer des politiques alternatives. Toutefois, permettez-moi de répéter ici mon regret. Ce débat est une occasion ratée de prendre connaissance de la situation financière réelle de la collectivité et de votre vision de l’avenir de notre ville et de ses finances. Il laissera le contribuable dans le flou concernant le régime auquel il sera soumis dans les années à venir.


22 septembre 2009

“Désormais c’est à Grenoble que tout commence !”


 

 

 

Accueilli par Michel SAVIN, c’est par ces propos que Chrisitan ESTROSI, Ministre chargé de l’Industrie a encouragé les 400 sympathisants présents dans les salons de l’Hôtel Mercure Président.

 

Rappelant que les seuls combats perdus sont ceux qu’on ne livre pas, il a affirmé que les forces de droite avaient la capacité de reconquérir la ville de Grenoble et le Département, afin de mettre un terme au règne sans partage de la gauche.

 

Chers amis, nous ne devons pas oublier que nous sommes, à Grenoble, dans de nombreux domaines à la pointe en matière de recherche et de technologie. Cela va aller en s’accentuant grace aux mesures annoncées hier par Christian ESTROSI. Il apparaît désormais que la recherche et le développement seront la clé de voûte de la sortie de crise.

 

Localement le gouvernement a décidé de soutenir la plateforme iséroise STEEVE (stockage d’énergie électrochimique pour véhicules électriques) mise en place par le CEA et inaugurée aujourd’hui par Christian ESTROSI. Il est venu nous confirmer le déblocage d’une dotation d’un montant de 7,5 millions d’euros.

 

Je vous l’ai dit, et vous connaissez mon implication personnelle dans ce projet, l’avenir de l’industrie automobile passera désormais par Grenoble !

 

Chers amis, je suis heureux de vous avoir retrouvé ce soir.

 

Soyons fiers de toutes ces mesures et continuons à agir, ensemble, pour l’avenir de Grenoble et des grenoblois.

 



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